September 2010


C’est ce qu’il y avait d’écrit sur la bière que j’ai bu mardi soir au bar. Et en français dans le texte s’il vous plait. La bière en question était une magnifique Kronenbourg 1664. C’était au bar Rira, à Portsmouth pour ceux qui traverseraient les États Unis en quête d’une bonne Kro bien fraiche.

IMG00197-20100914-2013Je m’excuse du peu d’information que contient cet article. J’aurais peut être du faire une recherche sur l’importation de bière française aux États Unis et la part de Kronenbourg dans ses exportations. Allez ca sera pour une prochaine fois.

seb

C’était il y a une semaine et l’ouragan Earl était à peine passé au large de la Nouvelle Angleterre. Un long weekend de trois jours s’annonçait. En effet lundi dernier 7 septembre ici c’était Labor Day, l’équivalent de notre fête du travail et donc jour férié. Quand Joe m’a proposé d’aller jouer à cache-cache avec les ours dans la montagne, je me suis dit que finalement j’allais pouvoir dormir au calme, loin de Market Street et ses Australopithèques. Nous avons donc pris la route à deux, direction les White Mountains pour changer.

Gad elmaleh – Australopithèque from mouraaad on Vimeo.

Ça peut sembler bizarre mais oui j’esperais me reposer au cours d’une randonnée de trois jours, malheureusement ca n’a pas marché comme prévu. Mais d’abord une petite carte de notre parcours:

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En rouge: le trajet prevu; en bleu: le chemin de secours; en vert: campements

La carte présente le trajet prévu en rouge: un peu plus de 30 miles, partant du bas, remontant par la droite pour redescendre par la gauche en passant par Mount Garfield (déja vu sur ce blog) et Mont Lafayette. Oui mais voilà votre serviteur n’a pas les jambes des bouquetins de nos montagnes et après une journée à courir derrière Joe le Hiker ses jambes commencèrent à devenir lourdes et nos deux compères décidèrent de changer leurs plans. Après la deuxième nuit, passée au pied du Mont Garfield, nous avons donc pris le chemin de traverse bleu pour retourner à la civilisation, ses hamburgers et sa bière.

Évidemment jusqu’ici l’histoire est pas folichonne… Mais on peut faire mieux. Parlons donc de ces deux nuits. Commençons donc par la première. Aprés avoir cherché pendant un quart d’heure, nous nous rendions à l’évidence: impossible de trouver un espace assez grand et plat pour la tente. On se retrouve donc à dormir l’un sur l’autre dans un trou. Pas très confortable. Au matin nous découvrions qu’un rongeur avait rendu visite à notre sac de provisions et gouté à l’une de nos plaquettes de chocolat:

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La deuxième nuit ne fut pas beaucoup mieux au niveau sommeil mais fut beaucoup plus folklorique. La nuit précédente ne nous ayant pas apporté beaucoup de repos, nous espérions nous rattraper dans un petit site de camping au pieds du Mont Garfield. Arrivés vers 16h nous avions tout le temps de nous reposer et de nous préparer pour se coucher de bonne heure. Plutot que d’utiliser notre tente nous décidions de nous joindre à un groupe de personne dans un abris. Quel plaisir de rencontrer d’autres randonneurs! Vraiment c’est sympa.

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Et la nuit pouvait commencer, rapidement le silence se faisait parmi les randonneurs et certains surement s’assoupissaient très vite. Pas pour longtemps malheureusement pour eux. En effet un randonneur venu du sud commençait alors à ronfler. Ses ronflements forts et à haute fréquence faisaient d’abord rire. Moi je tentais de les couvrir avec mon iPod mais le résultat était peu probant. Petit à petit, certaines personnes commençaient à s’exaspérer et ma voisine de gauche, au doux surnom de Rockett, décidait de réveiller Monsieur Trompette. Cela ne suffisait pas et il se remettait rapidement à ronfler. Elle, qui de son propre aveu parle la nuit (et parle trop et aussi toute seule mais pas de son propre aveu), revenait à la charge, râlait, pouffait, pétait (oui oui), puis le réveillait de nouveau: “excuse moi je veux pas être malpolie, mais tu ronfles et j’arrive pas à dormir”. Mon iPod tournait toujours et je pense qu’il m’aidait à m’endormir par petites périodes jusqu’à ce que Rockett ne me réveille tentant de réveiller notre dérangé des sinus. Je ne sais pas ce qui était le pire: les ronflements forts mais réguliers ou les réveils distillés sporadiquement?

Vers 4h du matin pourtant, Rockett abandonnait et décidait d’aller dormir dehors. Notre bruyant dormeur était alors accompagné de deux ou trois choristes qui l’accompagnaient dans un mouvement totalement irrégulier et surtout incomparable d’un point de vue décibélien. Lorsque je me réveillais vers 6h, seuls quelques choristes récitaient encore, le soliste avait quitté la scène et Rockett dirait plus tard “j’espère que je l’ai pas trop embetté cette nuit et qu’il m’en voudra pas”.

La nuit avait donc été agitée, le sommeil très légé mais le réveil des plus charmant. La vue depuis l’abri donnant sur l’est, je pouvais apprécier le lever de soleil derrière les sapins et les montagnes.

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Nous avions encore 10 miles à parcourir, nous partions en meme temps que Rockett et quelques autres. C’est là qu’elle m’apprenait son surnom. Je pensais alors qu’elle tenait son diminutif de ses longs discours, parfois privés de sens, parfois privés d’interlocuteur. Vous aussi non? Je lui demandais cependant une confirmation, j’avais quelques doutes. Elle n’hésitait pas à confirmer mes doutes en répondant “c’est parceque je pète beaucoup”. Je ne su comment réagir à cette révélation autrement que par  “ah”. Je m’éloignais.

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seb