Voila quelques semaines que je n’ai plus donne de nouvelles, que je n’ai plus abreuve ce blog d’informations croustillantes sur la vie outre-atlantique. Je m’en excuse. J’ai reçu, de mes lecteurs invétérés, des mail et des lettres violentes qui exigeaient mon retour et menaçaient de diverses sanctions. En fait non, même pas, personne ne s’émut de ma disparition soudaine. Et bien tant pis, je vais quand même vous expliquer ce qui s’est passé durant ces dernières semaines. Ce feuilleton qui rythma mon mois d’octobre et limita ma présence bloguesque.

Mon histoire commence fin septembre lorsque finalement j’achete ma voiture: un jeep cherokee de 1994.J’etais plutot fier mais je me mefiais du controle technique (state inspection). Evidemment ayant paye seulement 2500 dollars pour cette voiture, je me dis que peut etre il me faudrait fixer quelques petits problemes mais je ne m’attendaiss pas a ce que l’inspecteur m’annonce que la voiture était pleine de rouille et avait un trou dans dans le réservoir. J’allais alors voir un garagiste et celui-ci m’annoncait que les réparations pourraient me couter jusqu’à 3000 dollars.

cherokee

Je rentre chez moi dans un état de deseperation assez avancé j’avoue. Je viens de me faire niquer par mon concessionaire… Il m’avais dit que la voiture passerait l’inspection, surtout après que je lui ait laissé la voiture pour en réparer le plancher (plein de rouille). Il savait évidemment que d’autres problèmes subistaient mais il s’était bien gardé de me le faire savoir.

Après une nuit difficile pourtant, je décidais de ne pas baisser les bras. Et alors que Jimmy (mon concessionaire) me déclarait qu’il était désolé mais qu’il ne pouvait rien faire, je tentais de trouver un moyen d’annuler la vente. Je cherchais donc si une lois américaine ou New-Hampshiroise (ou New-Hampshirine) protégeait les acquisiteurs de citrons (en anglais, “lemon car”: voiture dont on découvre qu’elle a des défauts non apparents à l’achat). Je me rendais donc chez un avocat afin qu’il me donne quelques conseils (ma première fois chez un avocat, champagne!). Evidemment mon petit Jimmy avait bien fait son travail me faisant signer un papier déclarant que je savais que ma voiture avait certains points à corriger. L’avocat me suggérait donc d’essayer de trouver un accord avec mon vendeur.

L’accord n’étant pas envisageable, je décidais de menacer jimmy: je détruirais sa réputation. D’abord sur le web (puisque je connais un peu) avec jimmyscrewedme.com, puis, pourquoi pas dans la vie réelle comme on dit chez les geeks. Jimmy refusant de répondre à mes appelles je lui annoncais mes intentions, disant que si il cherchait à m’oublier, de mon coté, je ne l’oublierais pas de si tot.

La semaine suivante Jimmy en personne me rappelait, s’excusant de ne pas m’avoir répondu plus tot, arguant qu’il avait eu des empèchements personnels. Il ajoutait qu’il tenterait de m’aider, que je pouvais lui amener ma voiture et qu’il la ferait voir à un ami. Après deux semaines d’appels et de textos, he recevais finalement le coup de téléphone du mécanicien me déclarant que pour 400 dollars il pourrait me fournir une voiture réparée et inspectée. Agacé par tant d’attente mais content de finalement entendre une bonne nouvelle, je prenais mon avion pour aller feter Halloween dans le Wisconsin!

Je devais attendre deux autres semaines, passer des coups de fils tous les jours, me faire engueuler par mon garagiste, me rendre de nouveau chez mon concessionaire, trouver un magasin vide, parler avec les voisins de mon Jimmy, les entendre dire que ce gars est un fumiste et que les gens avec qui ils travaillent ne sont pas dignes de confiance, et finalement aller discuter avec la police et menacer Jimmy de leur demander de lui rendre une visite avant de finalement apprendre la bonne nouvelle: ma voiture était prete.

Et voilà, ma voiture était donc prète et le jeudi 11 novembre, après plus d’un mois de lutte je retrouvais mon Jeep Cherokee… pour 3 jours. Juste avant mon retour temporaire en Europe!

à plus!

seb