Je crois que j’avais dit que je ne parlerais plus de la neige mais bon, on est un peu en hiver quand même.. C’est pas difficile de s’en rappeler quand on vit ici: ce matin -21 degrés Celsius, demain peut être plus de 30 cm de neige encore (et moi je dois aller prendre l’avion a Manchester… à une heure de chez moi). Au moins demain il fera moins froid! Vive la neige! Enfin si je viens vous embêter c’est surtout pour vous parler de la nuit d’horreur que nous avons vécu ce samedi. Alors que nous festoyions gaiement et nous apprêtions à retrouver nos doux foyers, les chenillettes on refait surface pour semer la terreur dans les rues de Portsmouth.

Nous sortions donc de D-Street, le fameux bar à la mode de Portsmouth. Il était 1h30, heure où les bars ferment ici. C’est alors qu’on les a vu apparaitre: d’abord au nombre de trois, ces machines courtes sur roues ont entamé leurs courses effrénées. Ça a commencé sur le trottoir d’en face: un vrai rodéo à la Fast and Furious. A mon avis Vin Diesel était de la partie:

course de chenillettes sur Daniel Street

course de chenillettes sur Daniel Street

Mais ce n’était qu’un début, les chenillettes de la mort n’en avaient pas assez, il leur fallait tous les trottoirs de la ville! Alors qu’on les croyait disparues, elle refaisaient surface sur notre trottoir, nous obligeant à fuir devant elles.

une vision d'horreur: la charge des chenillettes du diable!

une vision d'horreur: la charge des chenillettes du diable!

Nous décidions alors de nous réfugier chez Joe’s Pizza sur Congress Street. Les machines ne pourraient pas nous y suivre… Elles sont trop larges pour passer les portes! Ahah! Nous profitions de ce havre de paix pour nous remettre de nos émotions et recharger nos batteries en pizza. Une demi heure, trois margaritas (ou margheritte) et deux quatre fromages plus tard, nous ressortions en force, prêts à affronter quelque ennemi que ce soit. Ou presque… Les chenillettes de trottoir avaient été remplacées par des tractopelles et semi-remorques. Le désespoir remplissait le cœur des plus téméraires d’entre nous…

Nous devions nous rendre à l’évidence… La lutte était trop dure (oui oui, la dure lutte!) et nous devions abandonner la rue aux machines. Elles feraient régner leur terreur toute la nuit… J’abandonnais alors mes compagnons et me glissaient sous les draps. Le son des camions m’empêchant de dormir, je décidais donc de regarder le dernier spectacle de Florence Foresti: Motherfucker. Ça cadrait pas trop mal avec l’ambiance (pour l’anglais… et puis c’est drôle donc ça fait plaisir) et m’aidait doucement à abandonner ce monde de brutes où les machines faisaient désormais la loi… Mais attention! Nous n’avons pas encore abandonné! Nous saurons défaire les machines! Certains parlent d’un Matrix 4 d’ailleurs mais d’autres corrigent juste après: c’est un fake (voir 20minutes.fr). Il n’empêche qu’ici, à Portsmouth, on continue le combat… Enfin depuis ça va beaucoup mieux, des dimanche les rues étaient tranquilles, vidées si bien des machines que de la neige…

seb