March 2011


Ce matin dans ma rue, il y avait une file d’attente de plus de 50 mètres. Des gens qui attendaient depuis parfois 6 heures du matin (les plus fous s’étaient installés peu après minuit) pour goutter à la deuxième meilleure bière du monde et meilleure bière des Etats Unis, selon le magazine Beer Advocate: Kate the Great, une bière de style Russian Imperial Stout (bière noire) nommée après l’impératrice de Russie Catherine (Catherine La Grande). Cette bière étant de grand qualité selon les connaisseurs (connoisseur en anglais, du vieux français connoistre) et la Portsmouth Brewery étant une micro-brasserie, le stock s’écoule en moins d’une journée. D’ailleurs je vous l’annonce tout de suite, pas la peine d’espérer, il n’y en a plus. Je n’ai pas eu la chance d’en boire moi non plus.

Catherine s'y connait en bonne bière.

Cette année le gouverneur du New Hampshire a d’ailleurs proclamé ce 7 Mars un “Kate The Great Day”, une reconnaissance de l’importance qu’a pu prendre cette journée au final des ans. Avouons le tout de suite Kate the Great c’est un petit peu de la folie. Les gens viennent de très loin pour avoir la chance de pouvoir y goutter et de pouvoir ramener une bouteille chez eux. Car cette bière, créée en 2005, fait des émules depuis qu’elle est devenue une star en 2007, hier j’ai d’ailleurs pris un verre dans un bar avec un gars qui venait de Chicago pour pouvoir y goutter et j’ai entendu dire que parfois on pouvait trouver des Européens venus exprès du vieux continent pour en profiter. La première bière était donc servie à 11h30 ce matin, ce soir à 18h15 les futs étaient vides.

à 16h30 une vingtaine de personnes attendait toujours devant la Portsmouth Brewery

Si les gens viennent boire des verres, beaucoup espèrent aussi pouvoir remporter quelques bouteilles à la maison. Cette année la brasserie a innové en proposant des billets à gratter. 10000 billets furent mis en vente au prix de 2 dollars chaque, 900 étaient gagnants. Ils furent tous vendus en 2 jours. Il faut savoir qu’un billet ne vous offre pas une bouteille mais le droit d’acheter une bouteille. Une bouteille coute 15 dollars (une verre coutant 7,5 dollars). La vente des seuls billets aura déjà rapporté 20000 dollars… qui seront remis à des associations caritatives (là on dit bravo).

Pour ceux qui seraient déçus d’avoir raté une telle occasion de passer à Portsmouth, rassurez vous ils ont quand même mis quelques futs de coté et les rouvriront au court de l’année. Là aussi il faut être très rapide car ces évènements ne sont annoncés que quelques jours à l’avance et, là aussi, en quelques heures, les futs sont vides. J’espère quand même avoir un jour la chance d’y goutter, ca serait triste habitant juste au-dessus.

Evidemment tout le monde n'aime pas les stouts.

A noter qu’un fan a passé sa journée en direct de la Brewery à faire du live blogging (c’est le mec que j’ai remplacé dans mon appartement, oui Portsmouth est une petite ville).

seb

Dimanche soir je suis rentré de New York après quatre jours de folie à parcourir en long en large cette petite bourgade, en taxi, en métro ou à pieds (et pas mal à pieds au final). On a vu à peu près tout ce qu’il y avait à voir (et même peut être plus): la statue de la Liberté, Wall Street, le pont de Brooklyn, Time Square, le Metropolitan Museum, l’Empire State Building, Ground Zero, le Madison Square garden… et un magnifique Angleterre-France dans un bar près de Time Square. Allez suivez moi, je vais tous vous expliquer:

Je vous passe les détails de notre voyage de la veille depuis Boston avec la magnifique compagnie Fung Wah (15 dollars pour les 4h qui nous séparent de New York, on fait pas mieux) qui nous débarquait en plein Chinatown. En même temps je n’aurais pas beaucoup à en dire puisque nous avons passé le plus clair du temps à dormir.. Jusqu’à l’entrée dans l’État de New York, nous regardions alors loin devant espérant apercevoir le bout d’un gratte-ciel, d’une skyline. Et puis elle est arrivée: majestueuse, illuminée, rayonnante (trois adjectifs ca suffit en général pour faire un discours classe).

1er jour.

Le jeudi, au petit matin, direction la statue de la liberté, pour ca il faut se rendre tout au sud de Manhattan et prendre un bateau. Là si t’as pas le CityPass t’es bon pour faire la queue. Mais nous on avait fait le CityPass alors… on a fait la queue aussi, mais moins longtemps. Avant de monter sur le bateau, il faut passer un point de sécurité pareil à ceux des aéroports, ce n’est d’ailleurs pas le seul endroit dans New York où on en trouve. Une fois sur l’ile on fait le tour, on prend des photos, on regarde Manhattan, on achète des souvenirs et puis on s’en va. Si on est motivé et qu’on a un billet on peut aussi monter dans la statue mais apparemment il n’y avait plus de tickets… Ca tombe bien je crois qu’on était pas motivés.

On rentre alors vers Manhattan, après avoir fait des photos pas toujours de très bon gout avec le taureau qui siège à Wall Street nous avons continué notre visite passant devant le Stock Exchange. Nous décidions alors d’abandonner ce quartier et d’aller voir Ground Zero, le site des tours du World Trade Center. Le quartier, en plein reconstruction, sera au final constitué de cinq nouvelles tours (le site en abritait 7 avant les attentats), dont la principale s’appellera “Freedom Tower”, et d’un mémorial: 2 piscines carrées représentant l’emplacement des tours jumelles.

Notre visite se poursuit alors vers le pont de Brooklyn, situé de l’autre coté de l’ile, qui relit Manhattan à Brooklyn (longueur : 1825m) d’où l’on peut alors admirer la skyline de nuit. Oui parce que ca fait quand même une journée qu’on marche là. Vous vous rendez pas compte derrière votre écran mais Manhattan c’est grand.

Au final on se rendit donc à Time Square. Moi je m’imaginais Time Square comme quelques immenses écrans à un coin de rue, un peu plus peut-être. Avec les taux de la bourse qui défilent en permanence… Quelle erreur! C’est tout le quartier qui est comme ca, des magasins immenses de tous les cotés. Chacun étant placardé d’écrans et de lumières qui éclairent la rue comme en plein jour. Un endroit à l’image des Etats Unis: démesuré.

Après notre passage dans ce temple de la publicité, nous finissions notre première journée dans un restaurant japonais de Greenwitch Village, quartiers des artistes à New York. Un endroit très agréable et beaucoup plus calme que le reste de l’ile.

2eme jour.

Après une journée à marcher à travers le sud de Manhattan, le réveil fut difficile mais nous réussissions quand meme à nous trainer jusqu’au MET (le Metropolitan Museum). En une demi journée nous ne sommes réussis qu’à voir le rez-de-chaussée (il restait 2 étages à voir). Nous abandonnions, nos jambes ne dégnant plus nous porter que vers de la nourriture. Nous essayions quand meme de traverser Central Park sur lequel donne le MET mais une averse tropicale (carrément) nous attaquait! Nous rebroussions donc chemin vers un petit restaurant où nous tentions d’oublier la sensation des jeans détrempés collés à nos jambes.

Nous quittions alors le restaurant et redescendions doucement vers Greenwitch Village pour s’y balader en passant par Washington Square.

Ce soir là, on nous fit découvrir un restaurant magnifique: un restaurant indien où chacun apporte sa boisson. Nous passions là, sous le plafond le plus éclairé que j’ai eu la chance de pouvoir voir (des centaines de guirlandes électriques pendaient du plafond), une magnifique soirée. Les soirées entre expatriés sont toujours un succès. Et le curry n’était pas mauvais non plus. Si je me rappelle bien c’était à l’ange de la 5eme et de la 1ère avenue.

3eme jour.

Jour de match, ce samedi le XV de France affrontait ces voyous d’Anglais. Après un rapide passage à l’Empire State building et quelques photos, nous nous dirigions vers Time Square où nous avions repéré un pub irlandais diffusant le match. Le bar se remplissait rapidement de Français et d’Anglais et dans la salle commençaient à raisonner des chants qui nous étaient inconnus. Des chants du sud surement, des chansons populaires, un brin paillarde et follement entrainantes! Malheureusement elles ne nous empêchaient pas de subir notre première défaite du tournois… Les deux coqs, apportés par deux supporters, n’y changèrent rien non plus. Première fois que je croisais un coq dans un bar, je ne m’attendais certainement pas à voir ca en plein New York.

Le match terminé, nous trainions nos tronches dépitées vers le Musée d’Histoire Naturelle. Nous y faisions un tour rapide, nos pieds n’apprécient pas les musées. Là pour la première fois depuis trois jours, il nous semblait être à l’étranger, vraiment. Rare les français qui s’étaient aventurés dans ces contrées empreintes de culture.

Nous finissions alors notre journée buildings par le Rockefeller Center. Beaucoup de gens conseillent ainsi de monter au sommet du Rockefeller Center de soir plutôt que sur l’Empire State building, car bien qu’il soit plus petit, la vue y est plus belle dit-on. Surement parce qu’on peut y voir la silhouette de l’Empire State building que l’on ne peut pas voir depuis l’Empire State building lui-même (logique).

La fin de soirée n’es pas vraiment digne d’intérêt puisque nous finissions, après une bouteille de vin rouge, par nous endormir dans un café-concert. Nous prenions alors la sage décision de retourner à l’hostel.

4eme jour.

Notre quatrième et dernier jour devait se passer autour du Madison Square garden. Là nous devions assister à un match de Hockey: les New York Rangers contre les Tampa Bay Lightnings. Tampa se trouve en Floride.Plus tard dans la soirée nous devions prendre le train à Penn Station (Pennsylvania Station) qui se trouve juste en dessous du Madison Square garden. Le match fut une déception: il se finit sur un match nul pauvre en buts (1-1) et aucune bagarre. Le hockey logiquement riche en combats au poing en un contre un ne nous faisait pas de cadeaux. Peut être la raison était-elle la journée dédiée aux enfants (Kids Day).

Les enfants avaient donc gaché notre long weekend à New York et c’est sur cette note triste que nous regagnions Portsmouth pour de bonnes nuits de sommeil!

seb.