travelling


Dimanche soir je suis rentré de New York après quatre jours de folie à parcourir en long en large cette petite bourgade, en taxi, en métro ou à pieds (et pas mal à pieds au final). On a vu à peu près tout ce qu’il y avait à voir (et même peut être plus): la statue de la Liberté, Wall Street, le pont de Brooklyn, Time Square, le Metropolitan Museum, l’Empire State Building, Ground Zero, le Madison Square garden… et un magnifique Angleterre-France dans un bar près de Time Square. Allez suivez moi, je vais tous vous expliquer:

Je vous passe les détails de notre voyage de la veille depuis Boston avec la magnifique compagnie Fung Wah (15 dollars pour les 4h qui nous séparent de New York, on fait pas mieux) qui nous débarquait en plein Chinatown. En même temps je n’aurais pas beaucoup à en dire puisque nous avons passé le plus clair du temps à dormir.. Jusqu’à l’entrée dans l’État de New York, nous regardions alors loin devant espérant apercevoir le bout d’un gratte-ciel, d’une skyline. Et puis elle est arrivée: majestueuse, illuminée, rayonnante (trois adjectifs ca suffit en général pour faire un discours classe).

1er jour.

Le jeudi, au petit matin, direction la statue de la liberté, pour ca il faut se rendre tout au sud de Manhattan et prendre un bateau. Là si t’as pas le CityPass t’es bon pour faire la queue. Mais nous on avait fait le CityPass alors… on a fait la queue aussi, mais moins longtemps. Avant de monter sur le bateau, il faut passer un point de sécurité pareil à ceux des aéroports, ce n’est d’ailleurs pas le seul endroit dans New York où on en trouve. Une fois sur l’ile on fait le tour, on prend des photos, on regarde Manhattan, on achète des souvenirs et puis on s’en va. Si on est motivé et qu’on a un billet on peut aussi monter dans la statue mais apparemment il n’y avait plus de tickets… Ca tombe bien je crois qu’on était pas motivés.

On rentre alors vers Manhattan, après avoir fait des photos pas toujours de très bon gout avec le taureau qui siège à Wall Street nous avons continué notre visite passant devant le Stock Exchange. Nous décidions alors d’abandonner ce quartier et d’aller voir Ground Zero, le site des tours du World Trade Center. Le quartier, en plein reconstruction, sera au final constitué de cinq nouvelles tours (le site en abritait 7 avant les attentats), dont la principale s’appellera “Freedom Tower”, et d’un mémorial: 2 piscines carrées représentant l’emplacement des tours jumelles.

Notre visite se poursuit alors vers le pont de Brooklyn, situé de l’autre coté de l’ile, qui relit Manhattan à Brooklyn (longueur : 1825m) d’où l’on peut alors admirer la skyline de nuit. Oui parce que ca fait quand même une journée qu’on marche là. Vous vous rendez pas compte derrière votre écran mais Manhattan c’est grand.

Au final on se rendit donc à Time Square. Moi je m’imaginais Time Square comme quelques immenses écrans à un coin de rue, un peu plus peut-être. Avec les taux de la bourse qui défilent en permanence… Quelle erreur! C’est tout le quartier qui est comme ca, des magasins immenses de tous les cotés. Chacun étant placardé d’écrans et de lumières qui éclairent la rue comme en plein jour. Un endroit à l’image des Etats Unis: démesuré.

Après notre passage dans ce temple de la publicité, nous finissions notre première journée dans un restaurant japonais de Greenwitch Village, quartiers des artistes à New York. Un endroit très agréable et beaucoup plus calme que le reste de l’ile.

2eme jour.

Après une journée à marcher à travers le sud de Manhattan, le réveil fut difficile mais nous réussissions quand meme à nous trainer jusqu’au MET (le Metropolitan Museum). En une demi journée nous ne sommes réussis qu’à voir le rez-de-chaussée (il restait 2 étages à voir). Nous abandonnions, nos jambes ne dégnant plus nous porter que vers de la nourriture. Nous essayions quand meme de traverser Central Park sur lequel donne le MET mais une averse tropicale (carrément) nous attaquait! Nous rebroussions donc chemin vers un petit restaurant où nous tentions d’oublier la sensation des jeans détrempés collés à nos jambes.

Nous quittions alors le restaurant et redescendions doucement vers Greenwitch Village pour s’y balader en passant par Washington Square.

Ce soir là, on nous fit découvrir un restaurant magnifique: un restaurant indien où chacun apporte sa boisson. Nous passions là, sous le plafond le plus éclairé que j’ai eu la chance de pouvoir voir (des centaines de guirlandes électriques pendaient du plafond), une magnifique soirée. Les soirées entre expatriés sont toujours un succès. Et le curry n’était pas mauvais non plus. Si je me rappelle bien c’était à l’ange de la 5eme et de la 1ère avenue.

3eme jour.

Jour de match, ce samedi le XV de France affrontait ces voyous d’Anglais. Après un rapide passage à l’Empire State building et quelques photos, nous nous dirigions vers Time Square où nous avions repéré un pub irlandais diffusant le match. Le bar se remplissait rapidement de Français et d’Anglais et dans la salle commençaient à raisonner des chants qui nous étaient inconnus. Des chants du sud surement, des chansons populaires, un brin paillarde et follement entrainantes! Malheureusement elles ne nous empêchaient pas de subir notre première défaite du tournois… Les deux coqs, apportés par deux supporters, n’y changèrent rien non plus. Première fois que je croisais un coq dans un bar, je ne m’attendais certainement pas à voir ca en plein New York.

Le match terminé, nous trainions nos tronches dépitées vers le Musée d’Histoire Naturelle. Nous y faisions un tour rapide, nos pieds n’apprécient pas les musées. Là pour la première fois depuis trois jours, il nous semblait être à l’étranger, vraiment. Rare les français qui s’étaient aventurés dans ces contrées empreintes de culture.

Nous finissions alors notre journée buildings par le Rockefeller Center. Beaucoup de gens conseillent ainsi de monter au sommet du Rockefeller Center de soir plutôt que sur l’Empire State building, car bien qu’il soit plus petit, la vue y est plus belle dit-on. Surement parce qu’on peut y voir la silhouette de l’Empire State building que l’on ne peut pas voir depuis l’Empire State building lui-même (logique).

La fin de soirée n’es pas vraiment digne d’intérêt puisque nous finissions, après une bouteille de vin rouge, par nous endormir dans un café-concert. Nous prenions alors la sage décision de retourner à l’hostel.

4eme jour.

Notre quatrième et dernier jour devait se passer autour du Madison Square garden. Là nous devions assister à un match de Hockey: les New York Rangers contre les Tampa Bay Lightnings. Tampa se trouve en Floride.Plus tard dans la soirée nous devions prendre le train à Penn Station (Pennsylvania Station) qui se trouve juste en dessous du Madison Square garden. Le match fut une déception: il se finit sur un match nul pauvre en buts (1-1) et aucune bagarre. Le hockey logiquement riche en combats au poing en un contre un ne nous faisait pas de cadeaux. Peut être la raison était-elle la journée dédiée aux enfants (Kids Day).

Les enfants avaient donc gaché notre long weekend à New York et c’est sur cette note triste que nous regagnions Portsmouth pour de bonnes nuits de sommeil!

seb.

Krispy Kreme!
Mamma mia ces doughnuts ils ont un gout d’europe… Je dois avoir un desordre gustatif, c’est pas possible! Au debut ils m’ont rappele les beignets qu’on fait chez nous pour la chandeleur et puis apres ca m’a rappele’ les “berliner”. Sortes de beignets allemand, ceux avec de la confiture si je me rappelle bien. Ah oui vraiment ils etaient bon ces doughnuts, c’etait mercredi matin et le magasin valait lui aussi le detour…
photo krispy kreme
C’est mon chef qui m’y a porte, quand il est a Detroit c’est la qu’il va chercher son petit dej: “trois doughnuts classiques pour moi et trois pour lui” annoncait-il fierement a la vendeuse, “c’est sa premiere fois ici”. La reaction de la vendeuse “Ah bon? Mais il etait ou alors?”. C’est vrai que les gens si vous etes pas a Krispy Kreme le matin c’est que vous avez rien compris.
Krispy Kreme ca sent bon l’amerique des annees 60.
Comme beaucoup de restaurants aux Etats Unis me dira-t-on… Oui mais pas tous! Tu regardes par la fenetre et c’est le Detroit de 8 Miles que tu vois, la musique de Emminem monte en toi. Et si comme moi, ami lecteur (oui c’est le moment ou je te tutoie parceque c’est fort en emotion), tu arrives avant que la chaine de doughnuts ait demarre et qu’on t’annonce que tu devras attendre dix minutes avant de pouvoir savourer ton “classique”, alors j’imagine qu’il te viendra a toi aussi envie de monter sur le comptoir et de rapper violent comme un mechant Slim shaddy… Ouais non en fait ca m’est pas venu a la tete mais la musique de 8 Miles si. Pour la peine je vous la met:
musique 8 Miles
Ah et je vous ai pas dit le truc trop classe de Krispy Kreme. Parceque non seulement le bar/restaurant/magasin, je sais pas comment on l’appelle, fait des doughnuts hypra super bon mais il les fait tout frais sorti de la ligne de production que l’on peut admirer de nos yeux ebahis. Quel spectacle magnifique… La parade des doughnuts prenant d’abord un petit bain d’huile, en sortant tout fumants pour se relaxer sur deux ou trois metres avant de prendre une douche de sucre…
photo ligne de production
Quand tu en as goute un et que tu decides de prendre ton temps a regarder ses petits freres, il te vient une certaine emotion je n’ai pas peut de l’avouer. Tu te dis que le monde est trop injuste et que toi aussi tu voudrais te laisser aller a une surcharge ponderale a l’americaine mais tu te rappelles de ton serment fait a toi-meme quand tout le monde en europe (meme les americains) te disait “tu vas revenir gros fais gaffe!”.
seb.

Mamma mia ces donuts (ils écrivent “doughnuts” en anglais) ils ont un gout d’Europe… Je dois avoir un désordre gustatif, c’est pas possible! Au debut ils m’ont rappelé les beignets qu’on fait chez nous pour la chandeleur et puis après ca m’a rappelé les “berliner”. Les beignets version allemande, ceux avec de la confiture au milieu. Ah oui vraiment ils étaient bon ces doughnuts, c’était mercredi matin et le magasin valait lui aussi le détour… C’était un magasin de la chaine Krispy Kreme.

C’est mon chef qui m’y a porte, quand il est a Detroit c’est la qu’il va chercher son petit déjeuner: “trois doughnuts classiques pour moi et trois pour lui” annonçait-il fièrement a la vendeuse, “c’est sa première fois ici”. La réaction de la vendeuse “Ah bon? Mais il était ou alors?”. C’est vrai que les gens si vous êtes pas a Krispy Kreme le matin c’est que vous avez rien compris.

Krispy Kreme ca sent bon l’amerique des années 60. Comme beaucoup de restaurants aux Etats Unis me dira-t-on… Oui mais pas tous! Tu regardes par la fenêtre et c’est le Detroit de 8 Miles que tu vois, la musique de Eminem monte en toi. Et si comme moi, ami lecteur (oui c’est le moment ou je te tutoie parce que c’est fort en émotion), tu arrives avant que la chaine de doughnuts ait démarré et qu’on t’annonce que tu devras attendre dix minutes avant de pouvoir savourer ton “classique”, alors j’imagine qu’il te viendra a toi aussi envie de monter sur le comptoir et de rapper violent comme un méchant Slim shaddy… Ouais non en fait ca m’est pas venu a la tete mais la musique de 8 Miles si. Pour la peine je vous la met:

Eminem Lose Yourself clip annee 2002
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Ah et je vous ai pas dit le truc trop classe de Krispy Kreme. Parceque non seulement le bar/restaurant/magasin, je sais pas comment on l’appelle, fait des doughnuts hypra super bon mais il les fait tout frais sorti de la ligne de production que l’on peut admirer de nos yeux ebahis. Quel spectacle magnifique… La parade des doughnuts prenant d’abord un petit bain d’huile, en sortant tout fumants pour se relaxer sur deux ou trois metres avant de prendre une douche de sucre…

IMG00411-20101020-0741Quand tu en as gouté un et que tu décides de prendre ton temps a regarder ses petits frères, il te vient une certaine émotion je n’ai pas peur de l’avouer. Tu te dis que le monde est trop injuste et que toi aussi tu voudrais te laisser aller a une surcharge pondérale a l’américaine mais tu te rappelles de ton serment fait a toi-même quand tout le monde en Europe (même les américains) te disait “tu vas revenir gros fais gaffe!”.

seb.

C’était il y a une semaine et l’ouragan Earl était à peine passé au large de la Nouvelle Angleterre. Un long weekend de trois jours s’annonçait. En effet lundi dernier 7 septembre ici c’était Labor Day, l’équivalent de notre fête du travail et donc jour férié. Quand Joe m’a proposé d’aller jouer à cache-cache avec les ours dans la montagne, je me suis dit que finalement j’allais pouvoir dormir au calme, loin de Market Street et ses Australopithèques. Nous avons donc pris la route à deux, direction les White Mountains pour changer.

Gad elmaleh – Australopithèque from mouraaad on Vimeo.

Ça peut sembler bizarre mais oui j’esperais me reposer au cours d’une randonnée de trois jours, malheureusement ca n’a pas marché comme prévu. Mais d’abord une petite carte de notre parcours:

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En rouge: le trajet prevu; en bleu: le chemin de secours; en vert: campements

La carte présente le trajet prévu en rouge: un peu plus de 30 miles, partant du bas, remontant par la droite pour redescendre par la gauche en passant par Mount Garfield (déja vu sur ce blog) et Mont Lafayette. Oui mais voilà votre serviteur n’a pas les jambes des bouquetins de nos montagnes et après une journée à courir derrière Joe le Hiker ses jambes commencèrent à devenir lourdes et nos deux compères décidèrent de changer leurs plans. Après la deuxième nuit, passée au pied du Mont Garfield, nous avons donc pris le chemin de traverse bleu pour retourner à la civilisation, ses hamburgers et sa bière.

Évidemment jusqu’ici l’histoire est pas folichonne… Mais on peut faire mieux. Parlons donc de ces deux nuits. Commençons donc par la première. Aprés avoir cherché pendant un quart d’heure, nous nous rendions à l’évidence: impossible de trouver un espace assez grand et plat pour la tente. On se retrouve donc à dormir l’un sur l’autre dans un trou. Pas très confortable. Au matin nous découvrions qu’un rongeur avait rendu visite à notre sac de provisions et gouté à l’une de nos plaquettes de chocolat:

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La deuxième nuit ne fut pas beaucoup mieux au niveau sommeil mais fut beaucoup plus folklorique. La nuit précédente ne nous ayant pas apporté beaucoup de repos, nous espérions nous rattraper dans un petit site de camping au pieds du Mont Garfield. Arrivés vers 16h nous avions tout le temps de nous reposer et de nous préparer pour se coucher de bonne heure. Plutot que d’utiliser notre tente nous décidions de nous joindre à un groupe de personne dans un abris. Quel plaisir de rencontrer d’autres randonneurs! Vraiment c’est sympa.

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Et la nuit pouvait commencer, rapidement le silence se faisait parmi les randonneurs et certains surement s’assoupissaient très vite. Pas pour longtemps malheureusement pour eux. En effet un randonneur venu du sud commençait alors à ronfler. Ses ronflements forts et à haute fréquence faisaient d’abord rire. Moi je tentais de les couvrir avec mon iPod mais le résultat était peu probant. Petit à petit, certaines personnes commençaient à s’exaspérer et ma voisine de gauche, au doux surnom de Rockett, décidait de réveiller Monsieur Trompette. Cela ne suffisait pas et il se remettait rapidement à ronfler. Elle, qui de son propre aveu parle la nuit (et parle trop et aussi toute seule mais pas de son propre aveu), revenait à la charge, râlait, pouffait, pétait (oui oui), puis le réveillait de nouveau: “excuse moi je veux pas être malpolie, mais tu ronfles et j’arrive pas à dormir”. Mon iPod tournait toujours et je pense qu’il m’aidait à m’endormir par petites périodes jusqu’à ce que Rockett ne me réveille tentant de réveiller notre dérangé des sinus. Je ne sais pas ce qui était le pire: les ronflements forts mais réguliers ou les réveils distillés sporadiquement?

Vers 4h du matin pourtant, Rockett abandonnait et décidait d’aller dormir dehors. Notre bruyant dormeur était alors accompagné de deux ou trois choristes qui l’accompagnaient dans un mouvement totalement irrégulier et surtout incomparable d’un point de vue décibélien. Lorsque je me réveillais vers 6h, seuls quelques choristes récitaient encore, le soliste avait quitté la scène et Rockett dirait plus tard “j’espère que je l’ai pas trop embetté cette nuit et qu’il m’en voudra pas”.

La nuit avait donc été agitée, le sommeil très légé mais le réveil des plus charmant. La vue depuis l’abri donnant sur l’est, je pouvais apprécier le lever de soleil derrière les sapins et les montagnes.

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Nous avions encore 10 miles à parcourir, nous partions en meme temps que Rockett et quelques autres. C’est là qu’elle m’apprenait son surnom. Je pensais alors qu’elle tenait son diminutif de ses longs discours, parfois privés de sens, parfois privés d’interlocuteur. Vous aussi non? Je lui demandais cependant une confirmation, j’avais quelques doutes. Elle n’hésitait pas à confirmer mes doutes en répondant “c’est parceque je pète beaucoup”. Je ne su comment réagir à cette révélation autrement que par  “ah”. Je m’éloignais.

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seb

C’est pas classe ca comme titre? Ça fait genre j’ai lu tous les grands auteurs. Enfin c’est quand même en lien avec ce que je vais raconter après. Parce que ce weekend j’étais en randonnée à la montagne. Dans les Montagnes blanches pour être plus précis, dans le nord du New Hampshire. On a fait deux jours de balade au milieu de la nature au milieu des loups, des ours et des papillons. Et c’est vrai qu’on croise plus facilement un papillon qu’un ours.

Enfin on se plaint pas. En 2 jours et une dizaine de miles (au moins 15-20 km) qui font mal aux pates des non-initiés on a vu des coins qui en jettent. D’abord le sommet du Mont Garfield, bon le nom on s’en fout, ce qui compte c’est la vue:

Ensuite il y a  le vieil homme, d’où le titre… Le lecteur: “aaaaaaaah!”, moi: “merci, merci”. Le vieil homme de la Montagne (old man of the mountain) comme on l’appelle ici, c’est l’emblème du New Hampshire, il est partout sur les route ici. Longtemps je me suis demandé pourquoi sur certains panneaux de signalisation on pouvait voir ce qui ressemble à un profile, et bien c’était le profile du vieil homme qui orne toutes les routes sous controle de l’Etat du New Hampshire. Vous voulez peut-etre le voir ce vieillard? Et bien le voilà:

Le profile est une formation naturelle découverte en 1805, des importants blocs rocheux se sont déplacés afin de créer cette forme qui ne s’apparente au profile d’un vieillard que si on vient du nord… Enfin si on venait du nord. Avant 2003. Oui parceque depuis 2003 le vieillard n’est plus, il s’est écroulé et voilà ce que moi j’ai vu:

Oui c’est moins classe et dramatique d’un coup. Enfin je sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que le vieux il avait un peu des allures d’Optimus Prime. Mais si, rappelez vous, le chef des gentils robots de Transformers. Enfin bon ca d’un coup ca fait beaucoup moins culture que Hemingway et mon Old man.

Et puis sinon y’avait la foret, où on a cravaché pendant des heures entre les cascades et les mousses. Ça fait plaisir, c’est beau, c’est bucolique, enfin jusqu’au moment d’aller dormir. Parce que, honnêtement, s’endormir en sachant qu’un ours peut venir frapper à votre porte pour vous demander du saumon frais, quand on a pas de saumon c’est pas ce qu’il y a de plus simple. Alors on a laissé la nourriture à une petite centaine de mètres en espérant que si un ours s’aventurait dans les parages il se contenterait de nos roulés jambon-mozarella (ce truc est vraiment trop bon alors je vous mets un photo dessous) et notre kilo de barres céréales.

prosciutto-mozzarella roll

Au final il faut croire que les ours n’aiment pas la cuisine italienne parce que personne n’est venu nous déranger. Enfin je vous mets une petite photo de la tente parce que c’est mignon la tente au milieu des bois. Mais avant je tiens à dire que les histoires d’ours c’est pas du pour de rire: il y deux semaine, mon collègue de chambrée (ou de tente), est arrivé dans un camp ou les responsables prévoyaient la visite des ours dans la nuit. Ils avaient déjà eu l’honneur et privilège des les avoir comme “special guests” la veille.

seb

kef the best

Reyjavik, Keflavik Airport. Meilleur aéroport en Europe en 2009*. C’est ce que disent 6 banderoles autour de moi… et aussi la coupe un peu plus loin. Il faudra que je la prenne en photo aussi celle-là. Donc Reyjavik c’est là que je me repose 6 heures avant de repartir pour Boston à 17h heure locale (19h en france).

En tous cas je suis bien content de faire escale ici. Cet aéroport est des plus agréables comme l’ont du constater avant moi les passagers interrogés (lire le petit astérisque). C’est pas très grand mais c’est mignon. C’est spacieux, calme, lumineux et y’a plein d’endroits ou s’installer tranquillement et profiter d’un petit café, d’un encas (je pense d’ailleurs que d’ici une petite heure je vais aller tester le NORD restaurant qui me nargue depuis deux heures), ou du wifi… Seule interrogation: où trouver une prise électrique pour mon portable?

Autre point positif de Keflavik chers lecteurs attentionnés, c’est qu’on peut s’allonger sur les sièges!!! Alors ca c’est top! C’est bat même! Pas comme à Roissy ou chaque siège est séparé de l’autre part un accoudoir en Deutrium ou Uranium… ou même peut-être pire.

Allez quelques photos de mon voyage passionant:

adieu la Mayenne et les vaches.

adieu la Mayenne et les vaches

adieu Paris

adieu Paris

à votre avis? volcan ou pas volcan?

à votre avis? volcan ou pas volcan?

keflavik airport

keflavik airport

Je profite de ce post pour remercier les copaings qui sont venus partager avec moi ces quelques Tapas d’adieu hier soir, c’était taupe!

A bientot tout le monde,
seb.

* d’après une enquète ACI Airport Service Quality auprès de passagers (lequels? boh..)

PS: pour les rapides: www.boarding.fr, allez voir en islande